• La deuxième partie du mémoire est en cours d'écriture. Elle a pour objectif de définir les grands axes du BPJEPS et d'effectuer un rapprochement avec les activités équestres. Elle sera a priori divisée en trois parties :

    1. Le BPJEPS : une approche populaire de l'éducation ?
    2. La formation à l'animation sportive : enjeux ...
    3. Le BPJEPS pour devenir moniteur d'équitation ?

    L'enquête (qui servira de base à l'écriture de la troisième partie) est également en cours. Sur les neuf personnes à interroger, il n'en reste que deux à voir. Le corpus final se compose  de :

    Sources primaires :

    • 2 responsables d'OF (un grand centre de formation, un professionnel plus petit)
    • 1 BE1
    • 1 BE2
    • 1 responsable ENE
    • 1 chargée d'enquête
    • 1 responsable DRJS
    • 1 professeur de sport
    • 1 responsable FFE
    • 1 jeune diplômée

    Secondaires :

    • 20 récits de vie
    • Un entretien collectif
    • Une dizaine de réunions avec la DRJS et les OF
    • Une demi douzaine de situations observées.

    Il n'est malheureusement pas possible de réaliser davantage d'entretiens. Ce mémoire doit avant tout être représentatif d'une méthode, rappelons le, et nous ne disposerons pas d'assez de temps pour faire un tour complet de la question. Par contre, nous pourrons établir une carte des forces en présence afin de faciliter une approche à venir de la situation.


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  • La première écriture de la première partie du mémoire est achevée. En voici le plan définitif, les titres étant, eux susceptibles d'évoluer :

    Chapitre 1 – l'équitation dans notre société
    1.1.       Le cheval comme moyen de subsistance
    1.2.       Le cheval est un levier stratégique des puissances
    1.3.       Le cheval sauvage ou la peur de l'inconnu
    1.4.       Une utilisation diversifiée pour un monde pluriel
    1.5.       La rupture et le début de l'institutionnalisation
    1.6.       Les Ecoles de pensées équestres font de l'équitation un art moderne.
    1.7.       Le cheval d'aujourd'hui : un loisir identitaire
    1.8.       La formation équestre à l'épreuve de l'histoire

    Chapitre 2 – Le phénomène de démocratisation
    2.1        L'évolution du projet équestre
    2.1.1     Les enjeux du développement de l'équitation
    2.1.2     Le projet équestre vient de l'intérieur
    2.1.3     La construction d'une offre motrice de croissance par la prise en compte des publics
    2.1.4     L'équitation change et peut faire changer la société
    2.1.5     Les femmes participent aux mutations de l'équitation
    2.2       Les évolutions sociales influent sur la démocratisation de l'équitation
    2.2.1    L'apparition des loisirs favorise la pratique équestre
    2.2.2    Les contraintes de la vie quotidienne rendent attirantes les loisirs sportifs de pleine   
    nature
    2.2.3    L'équitation reconstruit des repères dans une société déstructurée
    2.2.4    L'économie de marché transforme l'équitation en produit
    2.3       Les interinfluences du monde équestre et du monde non équitant
    2.3.1    La formation professionnelle témoin des mutations sociales
    2.3.2    La formation professionnelle témoin des mutations de l'équitation
    2.3.3    L'adaptation des institutions, témoins d'un changement transversal
    2.3.4    L'évolution des approches pédagogiques concerne l'équitation

    Chapitre 3 – Comprendre le BPJEPS dans un contexte complexe
    3.1       La création du BPJEPS : un changement complexe
    3.2       Le BPJEPS : un diplôme hypermoderne ?
    3.3       Une approche  multiréférentielle  pour comprendre la complexité

     


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  • - 18 mai 2007 : remise au directeur de recherche du mémoire

    - 7 juin 2007 : remise au jury du mémoire en version finie

    - 22 juin 2007 : soutenance du mémoire. Possibilité de passer en septembre si le projet est inachevé.

     


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  • Méthodologie

    Motivations pour ce mémoire
    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>Le chemin qui m'a menée vers la formation professionnelle des équitants n'est pas des plus évidents. Motivée par ce métier passionnant mais difficile, diplômée de l'IAE, j'ai entrepris en septembre 2004 un BEES 1 Equitation. Au bout de trois mois, confrontée à des problèmes personnels graves, j'ai dû interrompre la formation. Le sacrifice que ces trois mois ont impliqué n'a pas été vain. La session du BEES 1 concernée était en effet la dernière de l'histoire du « BE » équitation en France. Le centre de formation qui m'a formée pendant cette courte période m'a proposé de poursuivre notre collaboration dans le cadre du BPJEPS, mais en tant que coordinatrice. J'ai donc « goûté » aux principes de formation du Brevet d'Etat avant de plonger dans le dossier d'habilitation et la mise en œuvre du BPJEPS Activités Equestres mention Equitation.

    <o:p> </o:p>Coordinatrice de la formation, j'ai dû en apprendre et comprendre la structure et l'esprit, totalement différents des principes de formation du BEES 1. J'ai de plus abordé l'équitation il y a quinze ans, époque où d'autres pédagogies, plus directives, ont officié. Confrontée aux nouvelles approches pédagogiques, plus actives, entourée de professionnels attachés à l'enseignement d'une technique et d'un art équestre avant tout, j'ai dû mettre en œuvre une formation qui répondait à des exigences étrangères aux préoccupations de mes collègues. En effet, l'équitation qui est aujourd'hui proposée dans la plupart des centres équestres répond à une demande de loisirs pratiqués au contact de la nature, mais sous contrôle permanent. Avec cette démocratisation de l'équitation, les professionnels de l'équitation doivent transformer leurs pratiques, et pour certains même, mettre en danger les valeurs qui reflètent leur identité.

    <o:p> </o:p>La mise en œuvre du BPJEPS est un défi en équitation, car il s'oppose à un certain nombre de valeurs représentatives de la communauté équestre, qui ne se reconnaît pas ou peu dans ce nouveau modèle. Les points de discordes sont de plusieurs ordres :

    <o:p> </o:p>-        Politique :
    o      Le BEES 1 vise à former des éducateurs sportifs spécialisés en équitation, prêts à exercer à la fin de la formation. La science équestre est le centre des préoccupations des acteurs.
    o      Le BPJEPS, à travers la notion d'Education Populaire, entre dans le contexte d'une politique radicalement différente, recentrée sur le rôle d'animateur du moniteur.<o:p> 

    </o:p>-        Social :
    o      La formation au BEES vise à inculquer au stagiaire des valeurs phares, à la limite de la doctrine, qui cimentent la communauté équestre, mais qui en empêchent également l'ouverture au monde extérieur.
    o      Le BPJEPS a pour objectif d'intégrer le monde de l'équitation au marché des loisirs, de désenclaver ses valeurs. Les professionnels semblent craindre de perdre leur âme au cours de cette mutation.

    <o:p> </o:p><o:p> </o:p><o:p> </o:p><o:p> </o:p>-        Administratif :
    o      La formation au BEES 1 était structurée au niveau national et simple à mettre en œuvre. Un grand nombre de centres équestres se sont investis dans ces formations.
    o      La formation au BPJEPS demande une habilitation qui implique un exercice d'ingénierie de formation, une organisation rigoureuse, des ressources matérielles dont les équitants ne disposent pas. Seuls certains centres de formation peuvent alors mettre en œuvre un tel processus.

    <o:p> </o:p>-        Educatif :
    o      Un moniteur BEES 1 est un professionnel formé « sur le tas », avec les risques que cela comporte pour lui-même. La méthode d'apprentissage est directive, et répond à une tradition militaire et sportive malgré les récentes évolutions connues avant la disparition du BEES.
    o      Un moniteur BPJEPS est un animateur accompagné au cours de sa professionnalisation. Les formés sont au centre des préoccupations, la formation est individualisée, co-construite vers l'autonomisation des personnes.

    <o:p> </o:p>Les objectifs, les moyens sous entendus par les principes de ces deux formations sont opposés, ce qui justifie les difficultés de mise en œuvre ressenties par les acteurs du BPJEPS. Entre le BEES 1 et le BPJEPS, une mutation a été formalisée, officialisée, des décisions ont été prises. Il apparaît intéressant d'entamer une réflexion sur l'impact de cette mutation sur la formation professionnelle des équitants, et sur ce que nous pouvons apprendre de la confrontation de deux modèles, symboles de deux mondes bien différents.

    <o:p> </o:p>Cette recherche s'inscrit également dans un projet professionnel : il conclue une période d'apprentissage de deux ans au BPJEPS, à la rencontre des acteurs professionnels, des candidats à la formation, des codes et des valeurs qu'il est indispensable de connaître pour travailler dans ce secteur. Passionnée d'équitation, je construis aujourd'hui un parcours professionnel également en adéquation avec mes compétences et mes qualifications. En comparant le système de valeurs et la culture qui accompagnent l'approche pédagogique illustrée par la formation au BEES 1 aux facteurs déterminants les méthodes pédagogiques que reflète le BPJEPS, je peux comprendre les leviers du changement pédagogique, en équitation, dans ce cadre précis.

    La recherche 
    La première phase de recherches m'a poussée à m'interroger sur les raisons du mécontentement des professionnels de l'équitation contraints de mettre en œuvre une formation qui ne leur convient pas. J'ai alors orienté ma réflexion vers la conduite du changement, pensant trouver une méthode de management applicable à cette situation. Mais appliquer cette formule à la mise en œuvre du BPJEPS serait orienter la recherche uniquement sur l'efficacité du processus, sans en expliquer ses origines.<o:p> </o:p>

    De plus, une recherche qui se veut scientifique ne peut faire porter la responsabilité de cette action à l'instance responsable de la conduite du changement, en considérant les professionnels de l'équitation comme des partenaires du processus. Cette position, défendable, n'apparaît pas pertinente dans ce contexte.<o:p> </o:p>

    J'ai donc orienté mes recherches vers les déterminants du changement, afin de tenter de poser le contexte dans lequel le nouveau diplôme est mis en œuvre, afin de répondre à la question suivante : à quels besoins répond ce changement de diplôme ? J'ai alors découvert que ce diplôme est une réponse, décalée dans le temps, à un bouleversement qui dépasse les frontières du monde de l'équitation. Ce bouleversement concerne plusieurs dimensions du monde dans lequel le nouveau diplôme trouve sa place :

    -        Socio- historiques : les représentations sociales de l'équitation au fil du temps.
    -        Sociologiques : les représentations sociales actuelles en matière de loisirs sportifs de pleine nature, les relations aux animaux, la place de la femme dans cette relation, Economique : le marché des loisirs sportifs de pleine nature, en expansion, est un réservoir de richesses... mais s'oppose au modèle équitant traditionnel.
    -        Politique : qui nourrissent les politiques menées en matière d'emploi, d'Education Populaire, d'insertion sociale,
    -        Institutionnel : la structure du diplôme, sa mise en œuvre du national au régional.

    La recherche qui nous intéresse concernera les moniteurs d'équitation, BEES 1, 2, BPJEPS en formation ou diplômés. 

    L'approche de l'éducation semble ainsi être déterminée par le croisement d'un certain nombre de dimensions et de références auxquelles nous ferons appel dans ce mémoire : Bourdieu, Coulon, Castoriadis feront partie des secondes. 

    Ces trouvailles techniques ont alors soulevé un certain nombre de questions :

    -        Quelle est la nature du changement en cours ?
    -       
     Comment les professionnels de l'équitation perçoivent-ils le changement de méthode pédagogique, d'objectif de formation, le recentrage du métier, etc. ?
    -        Quelles sont les valeurs qui s'opposent parmi les deux cultures au cœur de notre étude ?
    -        Quelles sont les méthodes mises en œuvre par les professionnels pour contourner, adapter, appliquer ou contrecarrer les valeurs portées par les mutations en cours ?
    -        Ces méthodes permettent-elles d'entrevoir les prémices d'une nouvelle culture, d'une nouvelle approche pédagogique propre au monde équestre, issue du croisement de deux philosophies radicalement différentes ?
    -        Qu'est ce qui déclenche le refus ou l'implication dans la nouvelle philosophie de formation chez les professionnels ?
    -        En quoi une formation professionnelle telle que le BPJEPS répond-elle aux besoins du monde dans lequel le futur professionnel équitant désire s'intégrer ? 

    La problématique qui se dégage de ces questionnements sera la suivante : existe-t-il un antagonisme social dans les valeurs éducatives des deux institutions (BE et BP) ?<o:p> </o:p>

    Quatre étapes de construction devront être mise en œuvre :

    1.
    Le dégrossissage. La première phase, de construction de la problématique, s'achève avec cet écrit. Elle s'est divisée en trois temps 




      1. Recherches sur le terrain : informations recueillies au cours de réunions, de visites en entreprises, d'entretiens individuels ou d'enquêtes préparatoire (récits de vie), de confrontation aux réactions des professionnels.

      2. Recherches sur internet : informations disponibles sur l'évolution des pratiques équestres et de loisirs sportifs, site de statistiques, de tendances économiques, d'études sociales, d'histoire de l'équitation, de blogs d'équitants, de sites institutionnels, visite de forums.

      3. Recherche bibliographique : collecte de titres grâce à internet, à la bibliothèque de l'IUFM de la Seyne sur Mer, de l'UTV, de l'IRTS.

      4. Bâti de la problématique 1 et du plan de travail 1


    2. La seconde phase, préliminaire à la recherche, consiste en un approfondissement de l'étude des documents rassemblés. Au cours de cette étape, je propose de :




      1. Approfondir l'étude des documents répertoriés et sélectionnés, spécialement concernant le champ théorique de la recherche qui sera menée.

      2. Confronter les modèles théoriques répertoriés à la réalité du terrain au quotidien, afin d'en poser les limites.

      3. Tri et hiérarchisation des éléments connus à ce jour afin d'entre apercevoir une cohérence.

      4. Bâti de la problématique 2 et du plan de travail 2.

      5. Elaboration d'un modèle de questionnaire à partir des éléments connus, afin de mener une enquête cohérente qui devra confirmer ou infirmer les arguments étayés par la base bibliographique.

    3. La troisième phase de la recherche est consacrée à la mise en œuvre de la méthode énoncée ci-dessus :

    a.      Interroger des professionnels possédant une étiquette « classique », anciens dans le métier de BEES 1 ou 2,  comme experts dans leur discipline, ou dont le statut suppose qu'ils garantissent les valeurs les plus anciennes de l'équitation.                                               <o:p> </o:p>

    b.     Interroger des professionnels qui vont à l'encontre de cette image : les professionnels qui proposent une équitation « innovante », des activités en phase d'introduction ou de développement sur le marché :


    c.      Interroger des personnes qui ont bénéficié de la formation au BPJEPS, ainsi que des stagiaires en formation aujourd'hui.


                                                        i.     Cinq stagiaires en formation
                                                       
    ii.     Cinq stagiaires qui l'ont achevée

    <o:p> </o:p> d.     Interroger des acteurs institutionnels de la mise en œuvre du diplôme, qui feront part de leur vision du changement :
      e.      Ces entretiens nous permettront de définir l'image que le BPJEPS véhicule, et si cette image correspond à sa réalité, à ses objectifs. De même chercherons nous à identifier la place que la culture et les valeurs culturelles prennent dans ces jugements. Enfin, nous pourrons identifier, grâce à ces témoignages, les méthodes mises en œuvre par les différents acteurs du processus, identifiés par âge, ancienneté, « école », sexe, statut, poste, etc. Ces propositions d'analyse ne nous priveront pas d'analyses plus poussées qui pourraient dépasser les attentes du chercheur. Parmi les personnes interrogées, les hommes et les femmes devront être clairement identifiés.<o:p> </o:p>

    4. Enfin, la quatrième et dernière étape est consacrée à l'analyse des données recueillies, et à leur approfondissement si cela se révèle nécessaire :

    a.      Ecriture et décorticage des verbatims
    b.     Choix du logiciel d'aide à l'analyse
    c.      Traitement des données
    d.     Analyse en fonction des données théoriques et des données observées sur le terrain
    e.      Vérification de la cohérence avec la problématique, recentrage si nécessaire.
    f.       Rédaction du plan final.
    g.      Rédaction du mémoire.


    5. Une cinquième étape peut être projetée : corrections et réajustements en cours d'écriture, si survient au dernier moment un événement ou une information dont l'importance justifie la présence dans le corps du mémoire. Cette étape est peu probable, mais je dois prévoir un délai de réajustement quoiqu'il arrive, afin de permettre au projet d'aboutir dans les temps. Cette précaution est d'autant plus justifiée que le BPJEPS est toujours dans une phase de mise en œuvre.

    <o:p> </o:p>Ces travaux nous permettront donc de définir le point institutionnel d'où l'on part dans une première partie, puis de dégager dans un deuxième temps le mécanisme de changement des valeurs éducatives. Une troisième partie fera part des conclusions de l'enquête menée au près des professionnels. Cette enquête pose comme hypothèse principale que le BPJEPS crée en équitation une « mixité pédagogique » aux enjeux déterminants.

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  • Intitulation
    Du BEES au BPJEPS : Le processus de transformation des fondamentaux culturels sur la formation professionnelle en équitation, ses effets et ses enjeux. Sous la direction de François Sentis, Directeur de l'Institut Régional de Travail Social.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> 

    </o:p>Question principale 
    Quels sont les enjeux du changement de diplôme dans le secteur de l'équitation ? Quelles visions du monde nous apportent le BEES et le BPJEPS ? Qu'est-ce que ce changement nous permet de comprendre du processus de réforme en formation professionnelle ? Quels sont les paramètres culturels de l'approche pédagogique en équitation ?<o:p> 

    </o:p>Plan de travail
    Axe principal d'étude : le modèle pédagogique porté par la formation au BPJEPS en équitation. Le mariage du BPJEPS et de l'équitation donne naissance à un modèle pédagogique mixte. 

    • <o:p> </o:p> Approche institutionnelle : La politique BPJEPS et la politique BEES sont opposées.



      • L'Education Populaire versus l'Education sportive

      • La professionnalisation tutorée versus apprentissage sur le terrain

      • La négociation du modèle avec les professionnels

    • <o:p> </o:p> La mutation à l'œuvre concerne la société et ses mécanismes influencent le pédagogique : le BPJEPS répond à la demande du « magma de significations sociales »[1] et à ses mutations. Le contexte :


      • Approche sociale : la demande sociale influence les objectifs pédagogiques. (externe)

      • Approche marketing : la demande de consommation de loisirs influence  la méthode pédagogique. (externe)

      • Approche socioculturelle : rôle de la femme en équitation et influences sur les approches pédagogiques (externe/interne)

      • Approche économique : la formation est synonyme de croissance. (interne

    • <o:p> </o:p> Le changement est douloureux : l'abandon des habitus (Bourdieu)

    • Eléments pour mettre en lumière l'existence d'une probable pédagogie mixte avec l'aide de l'approche éthnométhodologique : entretiens avec les professionnels pour décrire le processus de mutation, rassembler des analyses du groupe social « équitation » sur la mutation qu'il vit. (Alain Coulon)
    Répertoire argumentatif
    La réforme de la formation professionnelle en équitation est un enrichissement limité. La rencontre du BPJEPS et du BEES, par leurs différences du point de vue institutionnel, politique, crée un enrichissement du concept de formation des professionnels en équitation.


    1. La réforme du diplôme de moniteur est motivée par la mutation de l'environnement dans lequel s'inscrit le secteur de l'équitation, et de ses enjeux dans la société d'aujourd'hui.

    2. Les effets de la formation au BPJEPS en équitation : ces nouvelles pédagogies peuvent constituer une richesse pour le monde équestre si on identifie et prévient les effets pervers possibles d'une telle rencontre.

    a.      Il existe un effet de résistance dû à l'étrangeté de l'imaginaire social imposé. (Castoriadis)
    b.     Une formation aujourd'hui doit développer le vivre ensemble, mais la mise en œuvre du BPJEPS met à mal l'identité collective des équitants et les confronte à l'altérité. Le changement est violent pour certains professionnels, ils doivent abandonner leurs habitus (Bourdieu).c.      Le changement est imposé par des sujets ou objets dominants appartenant à des champs différents, il est appliqué et finalement accepté passivement (Bourdieu).
    d.     La complexité du processus, le manque de médiation éloigne les professionnels de la « richesse » de la formation, ce ne sont plus que des « acteurs passifs ». Ils appliquent une stratégie prédéfinie par l'institution et le centre de formation. Cette logique financière a pour conséquence une mise en concurrence des centres de formation. Il y a donc un risque qualitatif sur la formation.
    e.      Nouvelle pédagogie : « observer, comprendre, adapter » les sports équestres participent-ils à la création d'une pédagogie mixte ?




    1. Contre hypothèse : la rencontre des méthodes pédagogiques caractéristiques de l'environnement de conception du BPJEPS et de la culture de formation du secteur équestre ne produit aucune richesse spécifique. Arguments :

    a.      Le secteur de l'équitation a toujours été frileux en matière de changement. Lors de la réforme du BEES 1, les tensions étaient également vives.
    b.     Le secteur de l'équitation n'existe pas en tant que tel, mais regroupe un certain nombre de sous cultures que l'on ne peut pas réduire à une seule.
    c.      La culture de formation de l'équitation classique française fait appel à une tradition militaire. Elle s'adresse à un groupe d'équitants qui se distingue des pratiquants acteurs de la démocratisation des pratiques équestres. Il n'y aura donc pas de « brassage » culturel.
    d.     Les centres de formation vont former les moniteurs différemment selon la région, la mention du diplôme, l'orientation stratégique choisie par les responsables des formations.

    Répertoire démonstratif
    Un incessant va et vient entre sources institutionnelles, littéraires, les données d'enquêtes INSEE, les articles de magazines, les entretiens avec les professionnels ou les représentants des institutions, apporteront un éclairage aux références diverses. Les langages spécifiques à ces disciplines apporteront un support d'argumentation riche qu'il faudra exploiter avec rigueur et organisation.


    1. Le BP s'oppose à la culture équestre : les différents entretiens semi directifs menés à ce jour confirment que la culture équestre transmise par la formation au BEES 1 est valorisée par rapport aux valeurs perçues du BPJEPS. Les arguments politiques (insertion officielle et générale de l'Education Populaire dans la formation des professionnels de l'équitation) trouveront leurs sources dans des ouvrages spécialisés, tandis que la question de la professionnalisation sera traitée grâce à des colloques datant des années 80 à aujourd'hui. Les textes institutifs, des ouvrages engagés, des articles de journaux fourniront une vision cohérente des éléments qui opposent BEES1 et BPJEPS.



    2. Les ouvrages théoriques de Cornelius Castoriadis, Alain Coulon, Jacques Ardoino,



    1. Cornelius Castoriadis nous fournit les concepts d'institution imaginaire, d'imaginaire social.

    2. Pierre Bourdieu nous permet de comprendre la notion d'habitus, de groupe social, d'individualisation de la formation, d'approche pédagogique, de champs social, de violence symbolique.

    3. Alain Coulon nous fournit une méthode d'analyse des propos et des faits recueillis en milieu professionnel

    4. Les études réalisées par des chercheurs issus du secteur professionnel de l'équitation fournissent des données concrètes sur les grandes mutations que connaît la filière cheval depuis une vingtaine d'années. Catherine Tourre Malen, Jean Pierre Digard, Vérène Chevalier nous fournissent sur ce point des analyses précieuses.

    5. La spécificité de chaque discipline impose une référence bibliographique spécifique à chacune d'entre elle : le marketing, l'économie, l'anthropologie, la psychosociologie.
    <o:p> </o:p>3. L'entretien semi directif reste le pilier de notre démonstration, puisqu'il devra apporter la preuve d'un enrichissement des processus pédagogique par l'autoévaluation par les professionnels de l'évolution de leur culture et de leurs pratiques, grâce à l'analyse du niveau de technicité de leur discours, comparé aux critères répondant aux exigences de l'animateur sportif BPJEPS. Le chercheur devra également s'attacher à analyser le niveau d'intégration d'une culture par l'autre grâce aux indices sémantiques présents dans les verbatims. On insistera alors sur la place de la femme en équitation, sur le choix stratégique d'activité du professionnel : plutôt sport, ou plutôt animation, plutôt technicien ou acteur engagé dans un processus politique, économique, culturel plus complexe.<o:p> </o:p>Répertoire bibliographique
    <o:p> 
    </o:p>
    - BOURDIEU P. et PASSERON J-C. (1964), Les Héritiers, les étudiants et la culture, Paris, les Editions de Minuit.
    <o:p> </o:p>
    A partir des statistiques qui mesurent l'inégalité des chances d'accès à l'enseignement supérieur, on peut mettre en évidence, par-delà l'influence des inégalités économiques, le rôle de l'héritage culturel que les enfants des classes favorisées doivent à leur milieu familial, à leur culture. La culture qui façonne ces étudiants, c'est ce que Bourdieu nommera plus tard l'habitus.

    <o:p> </o:p>Les travaux de Pierre Bourdieu nous informent sur :

    ·   La centralité de l'habitus comme principe de l'action des professionnels dans le « cosmos » équitation. Ces habitus ont en effet un rôle déterminant dans le processus de mise en œuvre du BPJEPS : freins au changement, ils témoignent de l'existence de ce changement. La recherche bibliographique professionnelle, ainsi que les entretiens menés avec les professionnels, devront donc cherche à comprendre en quoi les équitants ont été socialisés dans un certain monde social (le secteur de l'équitation avec sa pensée classique), se trouvent confrontés aux prémices d'un monde social différent (la mutation du secteur), avec les habitus du premier.


    · Les professionnels connaissent donc une violence symbolique, ils perdent leur position dominante de porteurs du savoir pour deux raisons : la mutation les a surpris, ils n'ont pas eu le temps de l'appréhender, et le sens même de la politique de formation au BPJEPS les dessaisit de leur position de maîtres[2] pour en faire des accompagnants à la formation.

    - COLLECTIF (2002), Apprendre le cheval autrement, Actes du colloque de Novembre 2001 à l'Ecole Nationale d'Equitation, Paris, Belin.         

    Ce colloque retrace l'évolution pédagogique de la Renaissance à nos jours, tente de cerner les mutations qui se posent actuellement aux professionnels en matière de pédagogie et de pratique du métier d'enseignant, il rend compte de la diversité des pratiques d'enseignement, et propose des pistes à explorer dans le domaine des sciences de l'éducation.
    <o:p> 
    </o:p>
    Programme de travail<o:p> </o:p>
    J'ai déjà bénéficié d'un grand nombre de contacts depuis dix huit mois avec un grand nombre de professionnels. Une enquête par récit de vie sur l'approche du métier de moniteurs par eux même m'a déjà permis de constater que plusieurs approches pédagogiques s'affrontent dans le secteur de l'équitation, et plus particulièrement de l'équitation dite « d'école », c'est-à-dire enseignée dans les centres équestres. Un entretien semi-directif avec Jean Michel Besson, responsable de la coordination des BPJEPS en PACA, a ouvert la recherche en tant que telle. En effet, c'est au cours de cet entretien que les différents problèmes posés par le BPJEPS ont été abordés pour la première fois.


    Ma recherche documentaire s'est ensuite orientée suivant trois axes : la culture équestre dans son ensemble (histoire, courants, valeurs, études, colloques, articles de journaux), la société des loisirs : ses origines, ses causes et conséquences (actualités, études, colloques), et la formation professionnelle (histoire, courants). J'ai donc réuni un certain nombre de références dans le but de comprendre en quoi la culture équestre s'oppose aux valeurs véhiculées par la société actuelle, afin de comprendre le processus en cours. J'ai ainsi réalisé que l'équitation connaissait des bouleversements profonds, dont les origines sont complexes. J'ai alors rédigé en quelques paragraphes une synthèse des mutations à l'œuvre, en me basant sur ma bibliographie et les discussions menées avec les professionnels.

    Dans un deuxième temps, les étapes suivantes devront être réalisées :


    • Lecture et analyse des textes relatifs à la société de loisir : achevé.

    • Lecture et analyse des textes de lois BPJEPS et BEES : entamée, jusqu'au 31 décembre 2006.

    • Lecture et analyse des ouvrages théoriques :


      • Pierre Bourdieu : Les Héritiers à en cours

      • Cornelius Castoriadis à en cours

      • Jacques Ardoino à 31 décembre 2006

      • Alain Coulon à 31 décembre 2006

    • Remise de la méthodologie d'enquête auprès du directeur de mémoire : 22 décembre 2007.

    • Soutenance du pré projet de plan : 22 décembre 2007.

    • Début des entretiens afin de comparer les approches pédagogiques en fonction de l'âge, du sexe, de l'expérience : janvier 2007.

    • Remise du plan de rédaction : 10 janvier 2007

    • Analyse des données recueillies : mars et avril 2007.

    • Ecriture du mémoire : mai/juin 2007.

    • Remise du mémoire : juin 2007.



    [1] CASTORIADIS C. (1975), L'Institution imaginaire de la Société, Collection Esprit, Paris, Seuil.



    [2] Les maîtres en équitation sont comparables au maître des compagnons du Tour de France. Cette notion porte en elle toutes les valeurs que cela implique : possesseur du savoir, paternaliste, éducateur, guide, sage, le maître termine l'éducation de l'élève stagiaire et le livre à la vie lorsqu'il le juge prêt. Ce concept implique de cultiver humilité, courage et rigueur, générosité et honneur, et de posséder un secret qui donne sa position au maître.


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